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Sécu-montagne: - Glisse| Sécu-montagne: - Avalanche recherche ARVA

Nos régles de sécurités concernant la glisse en zone sauvage...

ATTENTION CES REGLES SONT ADAPTEES A UNE PROGRESSION EN MONTAGNE PAR PETITS GROUPES(2 à 5 maximum), sur des sorties d'une journée maximum

Elles imposent comme regle de base d'être équipé du triptique arva-pelle-sonde en bon état (et batteries ok pour l'arva), d'être entrainé à leur maniement, d'être en bonne forme physique, et de pratiquer souvent.
Nous vous invitons à consulter des sites plus explicites sur la conduite à tenir en cas d'avalanche. Cet article est un résumé.Il constitue les règles de base.
Il existe des articles plus complets.Cet article n'est pas LA référence.Il est le fruit de notre éxpérience, recoupées avec des ouvrages sur le sujet.



1) Bien avant l'avalanche
Bien avant l'avalanche, on parle de l'avalanche et on parle de la mort.C'est la base de la prévention.
Ce ne doit pas être un tabou. La mort est un évenement possible quand on part en montagne.
Il est important que ses potes de cordées, et sa famille soient informés que nous ayons conscience de ce risque.
Du point de vue de l'injustice ( et de la justice), Il n'y a aucune différence entre mourir en montagne et se faire renverser par une voiture,ou sur son lieux de travail si ce n'est que cet évènement est naturel.
Seulement il faut en parler car les médias ont formatés les non pratiquants (et même une partie des pratiquants)de telle manière qu'un accident du travail ou de la route par exemple est plus moralement acceptable qu'un accident de montagne.
De plus une première jurisprudence a ouvert une brêche vers la perversion du principe de partage des responsabilités, en 2006 au tribunal d'Annecy.Il faut donc être très vigilant quand à une dérive à l'américaine de la législation sur le hors piste, et avoir conscience qu'il existe une volonté politique en ce sens...volonté qui exploitera toute faille pour consolider ses positions.
Ce dialogue avec nos proches doit donc se faire afin de leur donners des outils pour être plus forts face à la pression sociale, en cas d'avênement de tragédie.
par ailleurs, nous vous invitons à visiter notre section "règles de sécurité" qui est complémentaire avec cet article.
Par ailleurs, il faut parfois se mettre mentalement en situation d'avalanche, dans le cadre de mini séances de sophrologie , en quelque sorte, afin de pré-programmer des comportements .

2)Juste Avant l'avalanche.
Bizarre cette section "juste avant l'avalanche" ...puisque juste avant l'avalanche, on ne sait pas qu'il va y avoir une avalanche...c'est juste pour dire qu'en montagne, la bonne humeur est de rigueure, mais qu'elle n'empêche pas un peu de sérieux lors des discussions sur une pente, de la concentration au moment de l'engagement dans une pente, et un état de vigilance tout au long de la sortie (horaire, variations de météo,etc.).
Egalement, toute pente doit être analysée en vue de l'avènement d'une probable avalanche. Il faut discuter de l'ordre de passage, de la ligne à emprunter, des zones d'échapatoires ,et de regroupement et surtout quel signaux propre au groupe vont être adoptés.Ainsi, à notre sens, il est mieux de rider en silence, les oreilles ouvertes et de laisser les cris pour ceux qui observent la descente, et donc utilisent leur voix pour prévenir le descendeur d'un départ d'avalanche qui aurait échappé à son attention.


3)pendant l'avalanche

a/ La/les personnes emportées
Que dire? pour avoir été "trainé" par 3 fois dans des coulées de différentes importances, notamment une coulée qui aurait pu m'être fatale, je retiens ceci:
- Rester debout et en position "haute" le plus longtemps possible et tenter jusqu'au bout de skier jusqu'à une position ou s'abriter ou s'accrocher.
ça parait facile mais vu la vitesse et l'ampleur qu'une avalanche peut prendre, ll est assez facile de se retrouver "mystifié" et de s'accroupir sous l'effet des jambes qui se dérobent...pourtant NON, il faut se battre.
- La respiration est primordiale: j'ai été sidéré par la capacité d'intrusion de micro cristaux et par leur pouvoir abrasif sur les voies respiratoires....lorsque l'on sent que l'on est aspiré dans un mouvement d'avalanche, il faut hyperventiler et assez vite retenir sa respiration (dés l'apparition de volutes de "fumée"neigeuse dans sa zone proche.Ce n'est pas très agréable d'avoir à avaler son vomi quand on vient d'être enseveli, pour éviter de mourir du fait d'une reprise de souffle réflexe...
- A partir du moment ou la neige est devenue tellement envahissante qu'on ne peut plus rien faire en terme de glisse, il faut tenter de surnager, et rester en mouvement.Eviter de se faire "retourner comme une crèpe" (très facile à dire) et de partir tête en bas.
- A partir du moment ou on sent qu'on va être "coffré" et qu'on ne pourra alors plus bouger, il faut essayer de regrouper ses membres, de se mettre en boule et mettre les mains prêt du visage et se concentrer sur un mouvement des mains qui permettrons l'aménagement d'une cavité d'air.
- Une fois coffré, rester calme et se concentrer sur la respiration. rester éveiller.Confiance. Mes potes vont me sortir de la.

b/ les compagnons témoins de l'avalanche.
Observer pendant toute la durée de la coulée la/les personnes entrainées. Si ces personnes disparaissent, évaluer jusqu'au bout (c'est a dire jusqu a arrêt total de la coulée) , en fonction du dernier point de vue, de la coulée et du relief, une zone potentiel de localisation. BIEN REPERER VISUELLEMENT CETTE ZONE ET LA MEMORISER.
Pendant toute cette phase, personne ne s'engage dans la pente. chacun se concentre sur ce qu'il voit.

4/Tout de suite après l'avalanche.
On attend cessation de tout mouvement de terrain. On observe autour de la zone de l'avalanche et autour de soi, qu'aucun autre paquet de neige ne se mette en mouvement, ou ne soit susceptible de se mettre en mouvement.
Comme dans toute procédure de secours post accident, il faut avant tout se mettre à l'abri, et donc il va falloir atteindre la zone de recherche de la manière la plus "safe" qui soit.
BASCULER TOUS LES ARVA EN POSITION "RECEPTION".
maintenant, place à l'action. Eviter toute tergiversation. La procédure est apprise. Sil elle ne l'a pas été, et dans le cas d'un groupe de plus de 2 témoins; quelqu'un doit prendre le commandement .
Ce leader devra être celui qui s'impose naturellement parcequ'il se sent fort psychologiquement, et en mesure de subire la tension jusqu'au bout, et aussi parcequ'il a de l'éxpérience.
Désormais, c'est une attitude de discipline, de logique et de travail d'équipe qui va garantire le dégagement des victimes dans un temps rapide.
PREVENIR LES SECOURS.

3 cas de figure:
a- le groupe de témoins se trouve en amont: il faut atteindre la zone d'avalanche par son point le plus haut, et progresser sur la zone de parcours de l'avalanche elle même, afin de minimiser le risque d'un autre départ de coulée.

b- Le groupe témoin est au niveau de l'avalanche (c'est à dire que l'avalanche s'est déclenchée latéralement et en amont d'eux): accéder à la zone de parcours d'avalanche en travzersant au même niveau que celui on l'on est.

c- le groupe rémoin se trouve en avalde l'avalanche.Se diriger vers la zone d'avalanche par le bas.pour se faire s'équiper pour une progression en montée (peaux de phoque).


5/ préparatifs et action

Ne pas se précipiter et courir ou glisser dans tous les sens.
S'il y a skieurs et snowboarders. Certains peuvent progresser en pas de patineurs, d'autres vont devoir marcher.
En fonction de ceci et du terrain, répartir rapidement les zones de recherches, et d'éventuels groupes.nous ne rentrerons pas dans les détails concernant le choix des zones, ainsi qu'une éventuelle répartition de groupes,
vu que, comme il a été précisé en début d'article, cet artcile n'est destiné qu'à des petits groupes.
Néanmoins, voici les facteurs à retenir pour rendre ce type de décision Chaque groupe ou vague est composé de plusieurs personnes dont le nombre est déterminé selon l' effectif total des sauveteurs et nombre de zones.
les zones de recherche sont: les indices visuels dus ,la configuration de la pente (rupture, arbre...) et la/les zones potentielles de localisation qui ont été mémorisés précédemment.
Comencer par essayer de trouver des indices de surface (gants, bonnets, etc...) récouper ces indices avec les observations.
Se diriger vers la zone potentiel de localisation qui a été mémorisée précédemment.
Entamer une recherche ARVA , tout en continuant d'observer en surface tout indice ou mouvement qui laisserait penser qu'une victime serait tout prêt.
toute zone sondée doit être balisée, et il faut éviter de marcher dans tous les sens. privilégier les marches en colonne sur des itinéraires indiqués par le leader. ceci au cas ou les recherhces s'éternisent et qu'elles doivent être relayées par des secours officiels (il faut leur faciliter la tache).

6/Recherche ARVA

a) Quelques informations primordiales concernant l'ARVA:
fonctionnement:
En émission, l’A.R.V.A. crée un champ électromagnétique. Lorsqu'un deuxième appareil est placé en réception, son antenne capte le signal et le transforme, après amplification, en un bip sonore.


arva.gifDONC (ce qui suit révèle l'importance de la position de l'arva lorsqu'on le tient dans sa main) :
-L'intensité maximum est obtenue lorsque les deux antennes sont parallèles (l'antenne est située dans l'A.R.V.A. suivant son plus grand côté). Si deux appareils ont une position perpendiculaire, la réception est moindre.
-Un appareil en réception tenu horizontalement est directionnel c'est à dire que l'intensité du signal sonore va être maximum lorsque son antenne se rapprochera de la parallèle à l'antenne de l'A.R.V.A. en émission: pour la méthode directionnelle, tenir l'appareil à l'horizontal.
-Un appareil en réception tenu verticalement n'est pas directionnel c'est à dire qu'il garde la même intensité sonore en cas de rotation suivant l'axe vertical: pour la méthode en croix tenir constamment l'appareil vertical.

Portée
la portée théorique d'un arva est de 100 m...MAIS en condiiton réelle,il faut diviser cette portée par minimum 5 , ce qui nous amène à une portée maximale pratique de 20 mètres.
D'ou l'importance du choix des zones de recherche , et donc du comportementpendant et juste après l'avalanche.
D'ou également l'importance de la détermination de bandes de recherche.






b)Recherche primaire:

La recherche primaire a pour but de trouver le premier signal, le plus vite possible. Il faut donc balayer l'avalanche par bandes de recherche de 20 m de large, ce qui permet de couvrir la portée pratique de 10 m
L'appareil est placé en réception sur la sensibilité maximum
L'appareil est orienté suivant les trois axes (voir tableau)
Lorsque le premier signal est reçu, figer la position de l'appareil et continuer à avancer jusqu'à ce que le son soit maximum.



recherche-arva.gif recherche-avalanche-primaire.gif

c)Recherche secondaire:

A partir de la 2 techniques existent. Le plus important est de bien connaître une technique et d'être capable de l'appliquer même dans des conditions importantes de stress

- La méthode des angles droits, moins rapide mais demandant moins de pratique pour être efficace,
* A partir du point de son maximum, trouvé dans la recherche primaire, tenir l'appareil vertical. Réduire le son au minimum audible.
* Partir à 90' vers le haut (pour une question d'économie dans les déplacements). Si le son diminue, revenir au signal maximum et partir à 90' jusqu'à trouver un son maximum.
Réduire la réception au minimum audible.
* Continuer ainsi jusqu'à ce que l'intensité sonore n'augmente plus. On se situe alors, en général, à la dernière ou avant-dernière graduation du potentiomètre.
* Baliser le dernier point de Réception maximum.
Remarque :
Pour aller plus vite dans les premières graduations, on peut à chaque point de R maximum, dès que le son commence à décroître, tourner immédiatement à 9o° afin d'aller plus vite.

- La méthode directionnelle, plus rapide mais nécessitant une grande expérience.
Pour la recherche directionnelle, l'oreille a de la difficulté à localiser un son maximum: il lui est plus facile de déterminer une perte de signal. Chercher donc les pertes de signal: l'axe de recherche se trouve exactement sur la bissectrice de ces deux positions
* A partir du point de son maximum, trouvé dans la recherche primaire, tenir l'appareil horizontal. Réduire le son au minimum audible.
* Tourner l'appareil horizontalement jusqu'à la perte du signal. Repérer cette direction avec la main.
* Le tourner dans l'autre sens jusqu'à l'autre perte de signal. Le buste reste immobile et sert de référence.
* La bissectrice de l'angle formé par ces deux directions donne l'axe de déplacement.
* Se diriger sur cet axe. Si le signal disparaît, repartir exactement en sens opposé ( 180').
* Se déplacer dans cette direction une première fois sur une dizaine de mètres. Le signal augmente.
* S'arrêter. Baisser la Réception au minimum audible, faire le point. Définir une nouvelle direction.
* Poursuivre ainsi jusqu'à ce que l'intensité sonore n'augmente plus. On se situe alors, en général, à la dernière ou avant-dernière graduation du potentiomètre.
* Baliser le dernier point de Réception maximum.
Remarque :
Le déplacement se fait plus ou moins suivant les lignes de champ et l'ensemble du déplacement décrit une courbe. Le signal maximum ne donne donc pas la direction rectiligne de la victime.


fig7.gif
d)Recherche tertiaire:

Tenir l'appareil vertical.
* Tracer un 1er axe en rasant la neige sur 3 mètres et repérer un son maximum.
* A partir de ce point tracer un autre axe perpendiculaire.
* Repérer le son maximum. C'est la verticale de l'émetteur.
* Sonder pour déterminer la place exacte de la victime et sa profondeur.
* Creuser avec la pelle en commençant à une distance égale à la profondeur de la victime.

Double maximum
On peut trouver deux sons maximum. Plus les profondeurs sont Importantes, plus les deux maxima sont éloignés (fig. 7).
* Dans ce cas mettre l'appareil à l'horizontal et l'orienter jusqu'à obtenir un son max.
* Finir en croix comme précédemment sans modifier l'orientation de R.




Remarques:
Baliser le dernier point de R max. et continuer la recherche pendant que les équipiers dégagent la première victime (et éteignent son A.R.V.A.).
Certains appareils très (trop ?) précis présentent la particularité de perdre le son sur la dernière graduation, surtout si la victime est profonde. Il faut donc terminer sur l'avant-dernière graduation (ou même avant).

songdage2.gife)Sondage

Un sondage efficace, c'est un coup de sonde tous les 25 cm.
Il est possible de décrire une spirale à partir du point de R max final.

Le sondage sert en grande partie à gagner du temps en cas de doute. Il ne constitue pas un palliatif à un manque de technique dans la recherche finale.
Il permet en outre de connaître la profondeur d'ensevelissement.
En cas de sondage dans une pente raide, ne pas sonder verticalement mais perpendiculairement à la pente : c'est la distance la plus courte jusqu'a la victime et donc celle donnée pour le maximum sonore de l'ARVA.
sondage1.gif
 



f)Dégagement:
une fois la victime localisée par sondage,il faut s'organiser dans l'optique de creuser non pas un trou d'accès seulement,mais un trou qui , après vous avoir fait accédé à la victime, va permettre de la dégager en toute sécurité ;sans dommage majeur si elle est traumatisées physiquement, et de manière à pouvoir pratiquer un massage cardiaque et une manouevre de respiration artificielle.
Donc en fonction de la profondeur, il faut estimer rapidement le rayon de départ.
En effet selon la neige, et la profondeur, il va falloir adopter un stratégie intelligente.
nous recommandons un trou de forme ovale,dans le sens de la pente, avec la base la plus large en aval, qui permettra l'aménagement d'une rampe de sortie.


Conseils

Si, plusieurs ARVA sont sous la neige, il faut rapidement faire un choix dans une direction.

Certains appareils (rares) engendrent des interférences en position Réception. Ils ne doivent donc pas chercher en même temps que d'autres et se tenir suffisamment éloignés de la zone (Plus de 100 m).

Lorsqu'on cherche, c'est en se déplaçant (vite) que l'on trouve et surtout pas en restant sur place.

Très souvent les débutants cherchent avec un volume sonore trop élevé "pour mieux entendre"; il faut au contraire baisser le volume à chaque étape de la progression, pour réduire la zone de localisation.

En règle générale, quelque soit la technique utilisé :

ARVA PELLE et SONDE sont indissociables.

Seul un entraînement régulier permet d'être performant en recherche A.R.V.A.

Lorsque vous serez performant, n'oubliez pas que la prévention des avalanches est la meilleur façon de ne jamais avoir à utiliser votre technique ARVA en vraie grandeur

Date de création : 30/08/2005 @ 14:55
Dernière modification : 19/07/2011 @ 13:20
Catégorie : Sécu-montagne:
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