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Introduction
En ce moment,
un petit état qui n'en est plus un d'ailleurs défraie
notre chère chronique occidentale, qui , comme nous le savons
tous aime saucissonner les infos pour qu'on y comprenne rien. Un
coup on parle d'Afghanistan parceque il y a eu une attaque "surprise"sur
New York, d'un ex milliardaire saoudien, ex membre de la CIA, ex
societaire d'une concession de pétrole partagée avec
la famille Bush. Ensuite, on parle du Pakistan qui aurait "offert"
son territoire en guise de base arrière logistique pour la
capture de ce terroriste, alors qu'en guise de capture, on bombarde
tout un pays pendant que les terroristes s'enfuient en mobylette.Soit
dit en passant, personne ne se demande comment le Pakistan, qui
n'a presqu'aucune ressource, fait pour vivre d'import de biens,
et pour nourrir et équiper une armée de 612000 soldats
et 513000 reserviste, sans compter l'arsenal de 12 ogives nucléaires.
On nous parle
ensuite des pauvres petits ingénieurs français tués
dans un attentat à la bombe alors qu'ils aidaient à
la construction d'un gentil sous marin nucléaire...au Pakistan.
Et maintenant,
on parle du Cachemire, que se disputent l'inde et ce même
Pakistan.Vous devez savoir, chers riders, que le Cachemire est à
la base un véritable paradis terreste, pour tout amoureux
de la montagne.Le kashmir était prédestiné
au tourisme, et notament au ski.Cet état se trouve juste
au dessus de l'état indien de l'himashal pradesh, présenté
récemment dans skieur mag comme un haut lieu de l'héliski.

Le Cachemire, messieurs dames...certains aiment y faire du trekking,
d'autres du lancer de mortier...chacun ses gouts comme on dit.
Comme de nombreuses
régions montagneuses de part le monde, le Cachemire est voué
à la misère et aux atrocités d'une guerre que
ses habitants n'ont pas forcément voulu..car manque de bol
pour les kashmiris, leur état fut partagé en 1947
entre l'Inde et le Pakistan..2 états qui se brandissent mutuellement
leur arsenal nucléaire, et qui se mettent sur la gueule dans
cette région magnifique depuis maintenat plus de 50 ans.
Chose étrange, on entend rarement parler de cette guerre,
et quand on en entend parler, on ne nous informe pas trop les raisons
qui font que la lutte pour ce territoire soit si acharnée.
A travers ce sujet, nous allons donc essayer d'éclairer votre
lanterne, car nous avons affaire, dans ces régions qui pourraient
être de super destinations de trip, à des reglements
de compte et partages de zones stratégiques entre mafias
des drogues, du pétrole et des armes, le tout chaperonnés
par nos propres gouvernements, les US en tête avec leur taré
de président qui n' a qu'un mot à la bouche; le même
qui désignait les résistants face aux nazis il y an
50 ans: terroristes. Et oui, c'est une nouvelle dimension de notre
magazine en ligne...plus géopolitique, plus engagée
on va dire...on est la pour parler de respect de la montagne et
des peuples montagnards oui ou merde?Alors allons un peu plus loin
que les mégots de clopes sous les télécabine,si
vous le voulez bien,et redonnons un peu de dignité aux disciplines
que nous représentons nom de dieu.
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Soldats indiens...comme tous les soldats des armées officielles
du monde, ils ont l'air très cons.

Soldats Paki, kalachnikovs made in Paki et formation militaire
made by USA, Angleterre et Europe pour les pilotes de chasse.
Manif pacifique au Pakistan
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GEOGRAPHIE
Le Cachemire
est un territoire de la partie nord du sous-continent Indien, bordé
au nord par l'Afghanistan et la Chine, à l'est par la Chine,
au sud par les États d'Himachal Pradesh et du Panjab indiens
et, à l'ouest, par les provinces de la Frontière du
Nord-Ouest et du Panjab pakistanais. Sa latitude le place à
peu prés au niveau de la Caroline du Sud ou du Maroc. Sa
longitude moyenne est de 75° Est.
Le
Cachemire est en grande partie montagneux et comprend trois parties
: au sud, la région de Jammu (capitale d'hiver), dans le
Moyen Himalaya, de population hindoue et musulmane, au nord, dans
le Grand Himalaya, les hautes montagnes de la chaîne de Karakoram,
et une partie du Ladakh, région de langue tibétaine.
Le pays est traversé par le fleuve Indus (ou Sind 3040km)
qui prend sa source au Tibet et se jette par un delta dans la mer
d'Oman en traversant aussi le Pakistan. Toujours au centre on trouve
la Vallée du Cachemire qui a une surface de 15.000 Km2 et
une altitude moyenne de 1850 m. Cette Vallée en haute plaine
arrosée par la célèbre Jhelum très riche
et parsemée de lacs, de cultures et de prairies, est le foyer
historique de la civilisation du Cachemire, à majorité
musulmane aujourd'hui. Cette rivière Jhelum (Vyeth en Cachemiri)
prend sa source dans la chaîne du Pir Panjal et comprend de
nombreux affluents (Vishav, Romushi, Dudhganga, Sukhang, Lidar,
Kishanganga, etc...) On ne peut pas évoquer le Cachemire
sans parler des lacs qui parsèment le pays tels qu' Anchar,
Mansbal, Dal lake à Srinagar, Nagin ou Wular. Ces lacs ont
inspiré quantité de chants, poèmes et légendes
à de nombr eux poètes et écrivains du monde
entier.
L'Inde et le
Pakistan revendiquent tous les deux la totalité du Cachemire
qui fut partagé entre ces deux États en 1947. L'Inde
contrôle la plus grande partie du Cachemire, sous le nom d'État
de Jammu-et-Cachemire, et le Pakistan administre la partie restante
(la partie nord-ouest), appelée Azad-Jammu-et-Cachemire (Cachemire
libre). La capitale de l'État du Jammu-et-Cachemire est Srinagar
en été et Jammu en hiver. Le centre administratif
de l'Azad-Jammu-et-Cachemire (Cachemire Libre) est Muzaffarabad.
Le Cachemire compte environ 12 à 13 millions d'habitants,
y compris un million et demi de réfugiés au Pakistan
et environs 500.000 expatriés à travers le monde.

marché sur un des lacs magnifiques du Cachemire
Le Cachemire
est riche en gibier, dont la chèvre markhor et l'ibex (chèvre
sauvage), le cerf et l'ours. La plus grande partie de la population
vit de l'agriculture (riz, maïs, blé et oléagineux).
L'élevage, nomade dans les montagnes, englobe les buffles,
les vaches, les moutons, les chèvres et la volaille. La vallée
est renommée pour ses industries de laine et soie, son artisanat
de luxe et ses lieux de villégiature. Les chaînes montagneuses
sont nombreuses: Karakoram et Kyunlun au Nord Est avec des pics
célèbres comme le K2(ou Godwin Austen 8611 m), Broad
Peak (8047m) ou le Masharbram (7827 m), Zanskar qui sépare
le Kashmir de la vallée de l'Indus, Nun Kun qui culmine à
7055 m. Nanga Parba à 8123 m. Des passes souvent très
élevées telles que 'Nubra pass' à 5800 m ou
'Poat pass' à 5716 m permettent de traverser ces chaînes..

Le célèbre K2
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Du coté du Ladhak

La roue tourne toujours


Vielles femmes ladhaki
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HISTOIRE
contemporaine de base
Mis à
jour en 1920, les vestiges des cités antiques de Mohenjo
Daro et d'Harrapa (en territoire pakistanais) témoignent
de l'occupation des rives de l'Indus dès 2500 avant J.C.
Des rues qui se croisent à angles droits, un système
d'évacuation des eaux usées, des greniers à
grains, des fours; cela devait être une civilisation avancée.
Elle disposait même de sa propre écriture pictographique.
Le type des hommes de cette civilisation - brun et relativement
petit - se retrouve aujourd'hui principalement dans l'Inde du Sud.
Vers 1500 avant J.C, les peuples aryens - haute stature et yeux
bleus - venus de la mer Caspienne et de l'Iran, et originellement
des régions celtiques, s'installent progressivement dans
tout le nord de l'Inde. Petit à petit, l'inégalité
progressant entre tribus, entre pauvres et riches et la formation
des castes amènent de nombreux conflits qui ne sont réglés
que par la mise en place d'un pouvoir central.
Problème
de castes...
Le système des castes prend vite de l'ampleur et on finit
par être classé dans une caste précise (les
Brahmanes ou prêtres, les Kshatriya guerriers, les Vaishya
agriculteurs ou les Shudra serviteurs) uniquement selon la classe
sociale de ses parents. C'en est trop pour certains. Dès
le sixième siècle avant J.C, deux Kshatriya - le Mahavira
et le Bouddha - fondent des nouvelles religions bannissant le principe
des castes: le jaïnisme et le bouddhisme. Avec à la
base des principes simples: une vie modeste, la non-violence et
la méditation, pour nous permettre de nous libérer
du désir et du cycle des réincarnations.
Au monastère de Rizong. L'empereur Ashoka apparait comme
un des plus grands convertis au bouddhisme. Vers 250 avant J.C,
empereur de la dynastie Maurya, il rejoint cette religion naissante
après avoir comtemplé, horrifié, les nombreux
morts de la conquête de la région du Kalingua.
Beaucoup plus
tard, au sixième siècle après J.C, et après
une période de civilisation grecque, la dynastie Gupta met
en place le second grand empire indien. Deux siècles d'alliances
et de conflits. Une nouvelle caste voit le jour, les "intouchables"
chargés des taches impropres et inhumaines. Les sciences
progressent, principalement les mathématiques et l'astronomie.
Un précurseur de Galilée, Aryabhatta, avance même
que la terre tourne autour du soleil!
Un grand virage
dans l'histoire de l'Inde du Nord a lieu avec l'arrivée de
l'Islam au début du XIII siècle. Une conquète
qui s'annoncait par des raids successifs depuis la traversée
de l'Indus par les Arabes en 712. C'est l'époque des sultants
et des dynasties musulmanes, et du choix d'une nouvelle grande capitale:
Delhi. Une centralisation accrue et un contrôle des fonctionnaires
permet un développement assez important. Un sultant, totalement
insensible aux réalités de la vie, mènera le
pays à un nouveau déclin. Les défenses de l'Inde
s'en trouvent fragilisées, laissant la porte ouverte à
de nombreuses invasions comme celle de Tamerlan en 1398.
Un des
descendants de ce dernier, Zahir al Din Muhammad Babur, fonde le
dernier grand empire indien, l'empire Moghol. Akbar le grand, son
petit fils, illetré mais l'esprit ouvert, discute religion
et métaphysique à la cour avec les représentants
des différentes religions. Aujourd'hui, il reste avant tout
le constructeur des magnifiques mausolés et mosqués
du nord de l'Inde.
Au XVIIIème
siècle, c'est la conquète par les Anglais, déjà
sur place avec les grands comptoirs. Delhi tombe en 1803, l'Inde
devient territoire britannique. Le Cachemire subit le même
sort quelques années plus tard.
Malheureusement,
de "maitres" comme le furent les Moghols, les britanniques
deviennent "occupants". De grands mouvements politiques
apparaissent. Un jeune avocat sorti des prisons d'Afrique du Sud,
Mohan Das Gandhi surnommé Mahatma - la Grande Ame - mêne
l'Inde à son indépendance.
A la mi-août
1947, naissent l'Inde et le Pakistan.
...et de frontières
Des conflits apparaissent rapidement entre les deux nouveaux états
à propos de la souveraineté du Cachemire. L'ONU impose
alors une ligne de cessez-le-feu, reconnue par aucun des deux belligérants.
Une partie importante du Cachemire - les régions de Gilgit
et du Baltistan - se trouve depuis en territoire pakistanais. Aujourd'hui
encore, la situation est conflictuelle et des Cachemiris essayent
d'obtenir le rattachement au Pakistan.
Dans les années
soixante, les troupes indiennes qui protègent la frontière
indo-pakistanaise ne se doutent pas qu'un nouvel ennemi apparait:
la Chine. Elle a déjà envahie le Tibet en 1950 et
revendique l'Aksaï Chin (33.000 Km2), partie est du Ladakh.
Elle y pénètre en 1962 et y est encore de nos jours...
les Anglais
ont poussé le Cachemire à se doter d'éléments
de luxe pour accueillir les touristes (maisons-bateau) ce qui devint
un commerce florissant pour ce territoire. Avant le début
du conflit, tout était mis en oeuvre pour satisfaire les
touristes aisés : Hélicoptères, Jeeps, golfs
(le terrain de Golf le plus haut du Monde à Gulmarg situé
à 4000m), piscines, ski alpin, ski nautique, croisières
en péniche, promenades romantiques sur des lacs, trekkings
à pied ou à cheval, bus, rafting...
Il est vrai que le pays avec ses paysages fabuleux, sa nature intacte
et la tradition d'accueil de ses habitants mérite son nom
de "Paradis sur terre". Malheureusement la situation de
guerre que vis le pays depuis quelques années a fait fuir
les étrangers. Le Cachemire tirait une partie importante
de ses ressources du tourisme.On aperçoit que ce Paradis
est en entrain de se transformer en un Enfer par les violances et
l'occupation Indienne. Cette fuite de devises est en entrain d'appauvrir
le pays et impose à de nombreux habitants une reconversion
parfois difficile. Si vous envisagez partir pour voir les quelques
hôtels touristiques, il est recommandé d'être
très prudent dans l'organisation de votre séjour et
faire attention à l'omniprésence de l'armée
Indienne, au couvre feu imposé dans les villes, et aux nombreux
groupes armés indépendantistes dans les campagnes,
sur les montagnes et dans les villages. Bien sûr, tout cela
ne prédispose pas à un séjour calme, d'autant
plus que plusieurs touristes étrangers ont déjà
été pris en otage et exécutés ou disparus.
En effet plusieurs centaines de Cachemiris sont détenus dans
des camps ou ont été massacré dont les touristes
et journalistes.Sachez que l'armée Indienne élimine
tous les témoins de cette occupation.
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POUR
ALLER UN PEU PLUS LOIN: Le coté obscur
L'asie
centrale, dernière reserve de pétrole de grande envergure
est le terrain de jeu ou se positionnent actuellement les grandes
mafias en nous faisant croire à des guerres de religions
qu'elles ont elles mêmes sponsorisées et encouragées
depuis des années pour "préparer le terrain".Derrière
le Pakistan, se tiennent les US, et l'Inde, se sentant à
l'eccart du partage du grand gateau s'est décidée
à acquerir cette zone stratégique.Le pakistan offre
un accès à la mer du pétrole via l'afghanistan,
le tout sous controle US...pareil pour l'inde.

Voilà une petite carte pour y voir plus clair....Au dessus
de l'Afghanistan, on oubliera pas de noter le Tadjikistan, dans
les soussols duquel se trouvent les dernièrs gisements de
pétrole de grande envergure sous forme de concessions controlées
par des investisseurs américains.
,Au-delà
du conflit Cachemiri, ce qui se joue sur le sous continent indien,
c´est donc la colère d´une superpuissance, l´Union
indienne, qui réclame, en agitant ses forces conventionnelles
(1 million 300 soldats, 535 000 réservistes) et, à
moindre degré, nucléaires (30 à 60 ogives,
portées par des missiles balistiques, d´une portée
de 2000 à 2500 km), une place de taille, à la table
des des grandes nations, qui se préparent à se partager
l´Asie centrale, en zones d´influence.
Sommet d´Alma-aty.
La présence de l´armée américaine et
de ses alliés en Asie centrale, Afghanistan, dans l´océan
indien, aux portes nord-est et sud du Pakistan et, sans doute, secrètement,
depuis toujours, auprès du général Musharraf,
a comme bouclé stratégiquement la région.
Il y a une blague qui circule dans les milieux gouvernementaux indiens,
au sujet de l´indépendance du Pakistan: "Si nous
étions plus riches que les Etats-Unis et les pays du Golfe,
nous achèterions le Pakistan."
La querelle avec le Pakistan, au sujet du Cachemire, le "terrorisme
transfrontalier", et plus généralement, le phénomène
politique de l´islamisme, sponsorisé, en sous-main,
par les pays du Golfe, ne peuvent être justement appréhendés
que si nous ne perdons pas de vue le Grand Jeu, cynique, de la
grande puissance US, pour le partage, l´acheminement, le contrôle
de l´or noir venant d´Asie centrale.
La dernière réserve mondiale.
En effet, le Pakistan n´a qu´une seule richesse,
sa place stratégique (entre Iran, Afghanistan, Chine et Inde),
son accès à la mer, l´océan indien. Vers
lequel sera acheminé par pipe line, via un Afghanistan "pacifié",
le pétrole d´Asie centrale, contrôlé par
les compagnies américaines.
Le Pakistan est le carrefour de toutes les convoitises, de tous
les complots, de toutes les influences.
Le Pakistan, pays de 140 millions d´âmes, mosaique de
peuples, n´est qu´une formidable armée, composée
de 612 000 soldats et 513 000 réservistes, dotée d´une
frappe nucléaire (aux environs de 12 ogives, portées
par des missiles balistiques d´une portée de 2300 km).
Armée qui dirige le pays, presque sans discontinuité,
d´une main de fer, depuis sa création. Au reste tous
les opposants civils sont en exil ou en prison: Benazir Butto, Nawas
Sharif.
Ce n´est pas avec ses maigres ressources : exportation d´esclaves,
pardon de main-d´oeuvre peu chère et docile, essentiellement
en direction des pays du Golfe, trafic de drogues et divers, que
le pays peut bâtir, entretenir, équiper, de telles
forces armées. D´autant que la plupart des biens de
consommation courante viennent de l´étranger: pays
du Golfe, Chine, ou du Sud-Est asiatique, exception faite des armes
légères. Il est connu qu´ici il y a autant de
boulangers, de tailleurs que d´armuriers, qui fabriquent à
l´identique des fusils d´assaut Kalachnikov, de piètre
qualité. Le port d´arme est libre chez les tribus (pachtounes)
du nord-est, qui régentent la contrée selon leurs
ancestrales coutumes. Reliques de la colonisation british, que jamais
le gouvernement d´Islamabad n´a remis jusqu´à
présent en question. Peut-être le fera-t-il sous la
pression des américains à la recherche de Bin Laden...
Il est saisissant de comparer ici le luxe, la modernité,
des complexes et installations militaires, d´Islamabad par
exemple, avec les taudis de Rawalpindi, où s´entasse
la population civile. Il existe une nette coupure entre le Pakistan
militaire, moderne, américanisé, et la société
civile, traditionnelle, qui serait, si on lui laissait le choix
de son développement, plus influencée par les pays
du Golfe. La grande mosquée blanche et futuriste d´Islamabad
porte le nom du roi Faycal d´Arabie.
Le Pakistan, pays sans passé, né d´un rêve
de poête et d´un avocat, Jinna, a toujours connu un
trouble identitaire sur lequel a pu prospérer l´islamisme
radical.
La plupart des
officiers des forces pakistanaises ont été formés
dans les académies militaires américaines et britanniques.
Les pilotes de chasse, sur des bases européennes. La technologie
nucléaire provient de France et de Chine. C´est dire
que la puissance nucléaire pakistanaise est sous tutelle...
Les Etats-Unis,
la Chine, l´Europe, les pays du Golfe sont responsables de
la course effrénée à l´armement dans
cette partie du monde.Hélas, face au Pakistan (3 guerres
et demie) et à la Chine (2 guerres), l´Inde a cédé
aux sirènes de cette folie. Toutefois, l´Union indienne,
possédant des forces conventionnelles considérables,
a toujours estimé le nucléaire, à la manière
des soviétiques, sous son aspect classique de dissuasion
stratégique.
A l´époque des premiers tests (1998), les experts occidentaux,
qui avaient sans doute chaperonné le nucléaire pakistanais,
s´étaient gaussés et avaient douté, ouvertement,
des performances de la technologie nucléaire indienne.
A l´hivers et printemps 1999, le général Musharraf,
chef d´état-major des forces pakistanaises lance, sans
qu´on sache exactement si le gouvernement civil de l´époque
était au courant, une opération de grand style sur
la ligne de contrôle (Kargil). Cette opération a été
menée conjointement par des troupes régulières,
des militants cachemiris et des mercenaires islamiques.
Si l´opération militaire, qui visait à isoler
le Ladakh, et à redessiner à terme les frontières
avec l´Inde, a échoué, l´ échec
a permis à Musharraf de renverser le gouvernement civil et
de prendre les commandes du pays.
Le tout, depuis le début, sous le regard des américains.
De manière insidieuse s´installait dès lors,
de part et d´autre, un équilibre de la terreur. Musharraf,
le dictateur, parlant de l´autodétermination du peuple
cachemiri et de son juste combat d´un côté, de
l´autre, Vapajee, le chef du parti nationaliste hindou (BJP),
parlant de terrorisme venu de l´étranger. La vérité
comme toujours est ailleurs.
Le 11 septembre et l´intervention puis l´occupation
de l´Afghanistan par les troupes américaines ont baissé
les masques de la présumée indépendance du
Pakistan. Musharraf se révèle ce qu'il a toujours
été : un homme de Washington. Son gouvernement, un
gouvernement fantoche.
Les menaces
de Musharraf, au sujet du Cachemire, seraient-elles en fait, mine
de rien, un pistolet américain sur la tempe de l´Union
indienne afin qu´elle abandonne ses ambitions d´hégémonie
sur la région et se tienne à l´écart
du Grand Partage?
Surement....oh les super puissances, on se calme un peu???
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