ARAVIS UNDERGROUND LAND

 

Les Aravis, vous connaissez? Mais si, vous savez, des champions de renom, des domaines skiables prestigieux, un terroir qui sent la France, la vraie..
Voyons, messieurs dames, vous savez bien: le nord des alpes françaises, les montagnes quoi, vous êtes au courant...les futures dernières zones d'eau potable qu'on aménage en parcs touristiques confortables.
Nous avons donc le plaisir de vous faire partager en images une zone de ride, et pas des moindres.

 

WELCOME HOME:Quel temps y fait ici en matière d'ambiance? sociologie de la ridasse à ARAVIS LAND :

Salut les fana de la ridasse, c'est nous.
Nous? désolés les gars, les célébrités n'étaient pas disponibles, " overbookés " ils sont, paraît il (voyages, bizness,politique, etc.) alors ce n'est que nous: les gueux, les habitants des sous bois, les renégats, les crânes tondus ou très chevelus, les gars 'ravis des aravis, les "snow-bums" du coin quoi !oui, on sait, l'autochtone nous l'a fait comprendre: on n'est pas trop les bienvenus ici vus que la motivation pour trimer 50 heures par semaine en échange d'un logement pourri et d'un salaire de misère; ça n'a pas été notre fort, mais que voulez vous, c'est si joli ici.. AAAAAAh si , vous pouviez voir, tous les matins, ce chaînon majestueux, dernière barrière devant un mont blanc surplombant et fier; ses alignement de combe, ses vires aériennes; vous comprendriez alors immédiatement pourquoi un pauvre petit shaman en formation tel que votre humble serviteur aujourd'hui ait bloqué ici quelques saisons. Epoque oblige, nous vous remercions d'avance d'accorder un maximum de votre attention aux montagnes sur les photos.. Bon, ok il y a des gars dessus, mais sans déconner, regardez les montagnes, c'est elles qui sont importantes.

Pour le coté topo développé plus tard dans ce sujet, peut être serez vous déçu au premier abord, mais sachez que les faux noms pour les itinéraires sont une invitation au sens de l'observation, de la réflexion, de la contemplation et aussi de l'humour. Soyons enfants et retrouvons les joies des cartes aux trésors mystérieuses !!!
Certaines lumières ou ambiances ou les deux poussent aux bivouacs , aux réveils qui sonnent très tôt (je les ai mis au pluriel parce que des fois, il en faut plusieurs...), ou encore aux retours tardifs à la lumière du sunset. Il en est de même pour certaines neiges, alors s'il vous pousse une envie de venir traîner vos spatules dans le coin, restez cool., ridez sécurit et n'oubliez pas de respirer à grand poumons l'esprit montagnard qui doit continuer à régner. De même que, en séjour dans le coin après une bonne journée de poudre; le soir en tirant la chasse dans votre chalet de location imitation bois, ou en augmentant le thermostat du chauffage nucléaire, ayez une petite pensée pour l'encéphalite spongiforme , et pour le château d'eau potable de vos gosses et souriez puisqu' aujourd'hui et pendant quelques heures, vous avez réduit votre participation à tout ce grand merdier: vous n'étiez pas en train de bosser … vous étiez en train de rider dans la montagne.

 

Randonneurs, skieurs et snowboarders de tous poils qui prônez le respect de la montagne, la paix (peace, respect, etc…) et qui rêvez d'un spot qui tue, il en est un ici comme partout ailleurs ou montagne pousse, alors venez nombreux, ici comme partout ailleurs ou pousse une montagne .....mais alors restez... plusieurs semaines, plusieurs mois s'il le faut, comme ça vous apprendrez quelques règles de bases, on fera tous connaissance et puis vous ferez la trace un peu au lieu de tout le temps la suivre. ça évitera les malentendus stupides au sommet des combes, les discussions philosophiques fades et autres dialogues de sourds dans les télécabines. En plus, on sera plus nombreux à se sentir moins seuls à montrer que les sports d'hiver ne sont pas réservés à une seule et unique clientèle: les citadins qui viennent se " détendre " un week end ou une semaine ( quand on voit les progrès sociaux depuis le front populaire, et quand on sait que normalement, on a les moyens technologique de bosser ou d'étudier à mi temps, à la maison, sans utiliser de bagnole ; à l'heure ou le rechauffement planétaire menace la neige et ou les maladies guettent, il fallait le préciser). Et oui, le respect de copine montagne commence par aller rider à pied, et donc par habiter sur ses flans…ceux qui ne respectent pas cette règle primaire devraient éviter d'essayer de refaire le monde ou d'imposer leur morale aux habitant d'Aravis underground land, à savoir les " hot-locaux " comme on dit.
Voilà voilà ...le ton est donné... C'est bien clair pour tout le monde? Alors benvenuti à ARAVIS Freeride underground LAND, chez les immigrés, Là ou il y a brassage de populasse...Là ou l'hiver se peuple de surfers bretons en vadrouille, de skateurs annéciens, de quelques aixois qui se détendent après une bonne saison de base jump. Là ou résident à l'année quelques vieux boucs hirsuts, quelques couples ex-Rmistes ainsi que les jeunes du cru qui sont passés de l'autre coté, au grand dam de leurs parents défenseurs d'une certaine tradition savoyarde . Les grandes difficultés que nous font les propriétaires du coin pour se loger font que tout ce beau monde se retrouve souvent dehors pour éviter l'entassement , et ça tombe bien, parceque c'est quand même là qu'on est bien, hein les gars? OUAIIIIIIIS je vous vois brailler d'ici.


 

 
 

 

  

 

 


 

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ET SUR LE DOMAINE MONTAGNEUX? CA LE FAIT OU BIEN? Géopolitique et géographie de la ridasse à ARAVIS underground land

Sur les domaines skiables officiels, d'Aravis underground land…domaines d'une grande qualité et entretenus de mains de maîtres par des pisteurs des plus compétents ; vous pouvez voire s'ébattre les jeunes pousses souvent tête en bas, en compagnie de ceux qui apprécient le plaisir d'être dehors et qui ont conscience de manquer un peu d'expérience avant de sortir des domaines skiable..
s'y trouvent aussi donc ceux qui sont plutôt d'humeur freestyle . Saluons les tous, comme tous les petits frangins et frangines qui s'ébattent planches aux pieds dans les montagnes partout ailleurs et tournons nous un peu du coté obscur: celui du domaine skiable des shamans, les chasseurs de couloirs...un domaine qui rétrécit, et qu'il faut préserver car l'espèce des shamans est aussi en voie de disparition alors qu'elle va nous être utile peut être prochainement...enfin bref, ce domaine est néanmoins encore grand, et la montagne ici a fait dans la dentelle pour mieux nous allécher.
Si vous aimez IGN plus que new look, la n° et la n° sont assez excitantes car on comprend tout de suite que les faces nord des Aravis sont nombreuses, ouvertes, et assez accueillantes...par ailleurs, les petites routes qui remontent les vallons sont légions car nous sommes tout de même dans les alpes du nord, habitées et desservies depuis un certain nombre de temps; et enfin, les domaines skiables des Aravis offrent des remontées idéalement placées pour qui sait mettre son imagination en accord avec son niveau .
Lorsque les esprits de l'eau et des montagnes nous on fait ce gonflement que sont les chaînons des Aravis, ils étaient je pense d'assez bonne humeur car on peut dire que la montagne ici peut être, certes, assez méchante, mais sa punition n'est pas nécessairement radicale comme elle peut l'être en d'autres endroits . c'est donc pas mal parcequ' on peut tout de même apprendre en se faisant des frayeurs mais sans se tuer directement; ce qui est assez pratique pour vivre plus longtemps(cela dit, on peut quand même s'y tuer comme partout ailleurs).
Attention tout de même, la configuration du spot ressemble à de grosses déferlantes, striées de vires, c'est à dire que vous pouvez assez rapidement vous retrouver à rider avec des falaise de 100m sous vos pieds, lors de certains passages.
Les statistiques locales se portent bien pour le moment, ce qui évite de tendre l'humeur des notables du coin, mais je soupçonne une saison 2001/2002 braisante, ayant pu observé l'hiver dernier des groupes de 20 personnes se jeter en même temps dans des itinéraires de hors pistes de proximité (massif de Balme), ou il m'est arrivé de faire l'expérience desagréable de quelques avalanches spectaculaires lors de saisons précédentes. Je ne leur souhaite rien de mal, mais bon méfiat les gars….Enfin bon, restons tout de même concentrés et revenons en à nos cartes ign érotiques, dont les lignes de niveau torrides me poussent déjà à
de folles descriptions.

BON ALLEZ COCO TU NOUS BALANCES DU RIDE OUI OU MERDE?

C'est bon, c'est bon, j'ai compris, trève de baratin…tiens, voilà, je vous balances 3 runs là, comme ça, en souhaitant vous y voir équipés comme il se doit en hors piste, entrainés un minimum, et de bonne humeur.
Le premier s'intitule miss M., par derrière, il s'effectue au départ de l'arrivée d'une remontée mécaniques, il y a une croix, un passage secret qui peut être très dangereux en face sud, une combe à remonter. La descente se fait par la combe directement (face nord), ou par le toboggan de la mort. Ce type de run est à conseiller un matin de bonne humeur ou la montagne est amoureuse et accueillante, après un bon petit dèj et éventuellement un café vite fait au PMU, s'il est ouvert assez tôt.
Bonne lecture de carte, et reconnaissance préalable d'en face obligatoire avant première tentative.. à ne faire seul qu'en cas de crise mystique aigue et à vos risques et périls.
En cas de motivation de bonne forme, et de pleine lune, il est possible de se présenter à miss M. de face entre crépuscule et aube naissante. Il est possible alors qu'elle vous offre un lever de soleil qui peut modifier votre perception de la réalité pendant plusieurs jours....

 

 

 

Le scénario numéro 2 pourrait revêtir la forme suivante: Munis de quelques potes enjoués, autonomes en montagne, tous capables de faire un sac pour plusieurs jours de ride en refuge; partez en longeant les combes mythiques; et découvrez, au fur et à mesure de votre avancée la fantastique opportunité que vous offre la montagne dans l'exploration de territoires sauvages ... et de territoires intérieurs.

Le soir, saluez la lune et les étoiles, et goutez au sens de l'amitié que le froid vous procure . Le matin, départ à la fraiche, au doux cliquetis du matos qui résonne, pointe de piolet cristalline pour une grande combe surplombées de quelques passages scabreux à vous faire dégouliner la sueur sur la nuque...ou bien départ plus tranquille pour de beaux bombés et autres toboggans magiques…Allez, je balance un nom, celui du refuge : Gras musset, vous ne pouvez pas le rater.
N'oubliez pas de garder de l'énèrgie pour le retour du refuge, qui peut s'avérer un peut foireux par certaines conditions et si vous voulez un electrochoc, enchainez avec une journée sur les pistes bondées (mais juste une fois , hein.. attention ça peut être très dangereux).

 
Le troisième run peut démarrer par un matin d'humeur timide, ou vous pourrez alors partir dans la vallée oubliée, du coté de Thônes...si si la ou il y a un bateau sur le bord de la route (y'en a qui prévoient une grosse avancée de l'océan dans le coin...ils ont peu être pas tort en cas d'inverssion des pôles)...vous pourrez alors franchir la lisière de la forêt pour vous élever vers des combes des plus moelleuses comme celle de la combe de l'avion, seul nom dévoilé dans cet article mais est ce nécessaire? les secrets des aravis ont été percés il y a bien longtemps par des gens qui s'intéressaient vraiment au caractère mystique de la montagne. Il est normal que vous et nous, ayons envie de renouer avec ces secrets en ces temps de décadence. Il est aussi normal d'y avoir accès avec l'humilité que la montagne nous dicte, et en ayant un minimum de travail à faire avec son cerveau ; et c'est pour cela que ce sujet ne tombera pas dans le stéréotype du topo qui dit tout…allons, à vos cartes, tous les indices présents dans cet article y sont indiqués.

Voilà, il me reste à vous saluer tous, soifards de roots, les frangins, les frangines, les papas les mamans, les saisonniers qui galèrent, les chomeurs officieux et officiels, les "passion and anti fashion bums " et tous ceux qui sacrifient au ride parcequ' ils considèrent la vie comme autre chose que 39 h par semaine à trimer pour un système qui depuis longtemps aurait du mettre la technologie et la spiritualité au service de l'homme et de son temps libre...
En hommage à tous ceux croisés dans la montagne et qui se reconnaissent dans cette philosophie, je vous propose un dernier run; celui qui consiste à partir seul le matin, planches aux pieds , et vous laisser aller aux joies des synchronicités, et des concours de circonstances. Ce run, le quatrième que je vous propose, très apprécié des lecteurs de la prophétie des andes et des immigrés d'Aravis underground land, revêt souvent l'aspect d'une rencontre entre deux êtres, chacun étant parti seul, et dont la motivation du jour était similaire: glisser sur la montagne, point. Cette rencontre s'approfondit ensuite souvent d'une phrase du type "hey ça te dirait d'aller se faire...."; suit une concertation et un échange d'impression sur l'état du run en question, et bien souvent l'enchainement du run avec le collègue, le tout se terminant sur le partage d'un bon repas, à la bonne franquette et à la maison et sur l'assurance de rêves puissants et onirique la nuit suivante.
Cette quatrième expérience nécessite de passer un minimum de temps en montagne, de connaitre suffisament de potes du même niveau de pratique , ou de vouloir réellement reconnaitre l'âme d'un pote chez un inconnu du même niveau qui, comme vous à envie de progresser...Le hasard existe-t-il vraiment ? rassurez vous c'est à la portée de tout le monde, c'est ce qui fait surtout le charme des sports de glisse, et c'est comme ça que s'est bâtit l'empire d'aravis underground land. A là prochaine...dans la montagne j'éspère.

Shaman

Vous pouvez lire d'autres aventures extraordinaires, ainsi que consulter une énorme galerie de photos sur http://www.cosmic-ride.com


 

 

Remarques à l'usage de ceux qui n'auraient pas apprécié certains passages de cet article, ainsi que de ceux qui parle d'elle, qui abusent d'elle sans réellement la fréquenter :

Avant de vous énerver sur le ton de ce documentaire topographique et sociologique, soyons bien d'accord sur quelques principes dont les magazines ne parlent jamais, et qui font partie de la réalité dans toutes les alpes du nord (être en vacance ne signifie pas qu'il faillent fuir la réalité):

Le fait qu'aucune station ne soit clairement mentionné repose sur un choix qui ne reflète pas un combat pro-localisme et contre les remontées mécaniques ou le tourisme, mais plutôt contre la manière dont elles sont utilisées, et surtout l'inquiétante prolifération de projets de développements démagos et dangereux de la part de stations qui ne voient en la montagne qu'une grossière mécanique juteuse qui peut tout absorber en terme de pollution.
Par ailleurs, il est à noter que l'attitude des municipalités vis à vis des " immigrés-saisonniers " est restée négative durant ces dernières années, et cette remarque est valable pour toutes les zones de saisons qu'elles soient estivales ou hivernales. Les saisonniers vous aident grandement à vous enrichir. Respectez les..

Il pèse de lourdes menaces sur la paix qui règne dans les combes immaculées et dans les alpages de nos montagnes : celles des lois préfectorales et nationales qui gèrent la montagne loin du terrain, mais aussi celles de la manipulation médiatique qui refuse d'élargir des débats primordiaux en ne donnant pas la parole à tout le monde. Ces menaces existent aussi en raison de la fréquentation des massifs, durant les mêmes périodes (le week end) par différentes populations au sens critique et à l'ouverture d'esprit peut développées, malgrés les apparences :
-Des gens qui, parcequ 'ils y font du chasse neige et de la conversion en hors piste depuis 25 ans monopolisent la connaissance de la montagne et qui font la morale aux " surfeurs ", au lieu de s'allier à eux. A ceux là nous répondont que potentiellement, ils représentent le même risque que notre population de freerideurs, car nous compensons notre manque d'expérience par un niveau technique, une vitesse de ride et un matériel plus affuté. Désolé les gars, avant de parler, il faudrait comparer les chances de déclencher quand on descend une combe en moins de 10 courbes et en 40 secondes qu'en 120 virages sautés qui secouent le manteau neigeux pendant 15 minutes.
-Des " rebelles " d'Annecy, de Lyon ou d'ailleurs sous équipés (pas d'arva ou ne sachant pas s'en servire, etc…) qui ne se sentent plus dés qu'il y a de la poudre….Calmez vous un peu…un manteau neigeux s'analyse quand on habite sur place pendant la chute de la nuit, pendant la chute précédente, pendant le redoux de la semaine dernière, pendant le regel d'il y a deux jours, etc. ou quand on est bien renseigné…le reste n'est que hasard. Les vrais rebelles qui aiment la glisse habitent sur place, sacrifiants les avantages que la ville vous procurent, et mettent des mois à apprendre des règles que vous bafouez en une journée. De plus, ce sont eux, et les pisteurs qui sauront réagire en cas de pépins, et ce sont eux les premiers visés par les procureurs de la république à la mentalité de shérifs car ils n'ont pas de syndicats puissants comme les guides ou les moniteurs pour les défendre. Respectez les et écoutez les quand ils vous parlent, ça les motivera à pelleter plus vite pour vous sortir le jour J.

Qu'ils soient CAFIstes, " rebelles surfeurs " , ou pro riders certains pratiquants parlent d'espace de liberté, et de liberté en général. Pour les uns, ils travaillent 39 h par semaines à la ville avec des durées de repos identiques : le week end et les vacances scolaires ; et si ce n'est pas ça, ils aiment à manger de la merde (mc do), écouter de la merde, et vont à la montagne comme on irait au night-club…Pour les autres, ils ont le beau rôle du gentil surfeur alors qu'ils aident les marquent à se relooker ou à se racheter une image d'éthique et d'intégrité. Il ne faut donc pas s'étonner de voir se qu'il se passe durant ces périodes, que se soit en hors piste, ou dans les embouteillages qui infestent les vallées, et nous autres qui avons adopté des règles de vie qui font que nous sommes libres tout l'hiver pour prendre le temps d'y aller quand il le faut, avons du mal à accepter les critiques de ces gens là qui nous regardent comme des indiens à parquer dans des résèrves, ou qui se prennent eux même pour de gentils indiens parcequ'ils glissent, ont les cheveux longs et sont " pro-riders-cooool ".


Notre philosophie n'est pas de poser des bombes partout, ni de crever des pneus comme sur certains spots de surf chauds…le dialogue en tête à tête est plus efficace, aussi, en ce qui concerne le ride, mettre son imagination en accord avec son niveau détermine bien souvent si le localisme doit se durcire ou s'assouplir sur un spot....à bons entendeurs.
En effet, et puisque le mot " liberté " a été cité, nous ne voulons pas de flics en hors piste comme aux states et nous en avons marre d'entendre les remarques des touristes assistés quand ils voient des jeunes s'ébattre en hors piste, tout comme de certains notables qui s'enrichissent de l'or blanc, et qui voudraient encore faire le ménage pour n'avoir que des saisonniers reclus dans leurs logement quand ils sont en congé, ou encore de pro rideurs ou des journalistes de montagne qui de toute façon ne sont que des pantins à la solde des marques et de politiques que la liberté des " bums " dérange car celle qu'ils montrent est payante et chère (guide, hélico, trips " exotiques " etc…) N'oublions pas certaines jurisprudences répressives, les interdictions préfectorales faschistes et les journalistes peu scrupuleux qui guettent les cadavres en bas des combes pour pouvoir jeter quelques surfeurs en tôle, interdire le hors piste, diaboliser les freerideurs; et surtout promouvoir l'extension des domaines sécurisés...
…La route tue, l'alcool tue, la plage tue, les pistes tuent…et donc logiquement le hors piste tue également. Les hélicos qui doivent se déplacer dans tous ces cas (route, plage, piste et hors piste) sont aux frais du contribuable et c'est considéré comme normal , point. Les membres du PGHM, au comportement héroique risquent leurs vies tout comme les membres d'un peloton spécial chargé d'éteindre l'incendie d'un camion d'essence ou de régler les problèmes d'effluves de produits chimique qui nous permettent de vivre à l'occidentale, point. J'ajouterai qu'aujourd'hui, la bouffe tue, prendre l'avion tue, ainsi que bien d'autres choses considérées comme normales par tout à chacun, et statistiquement autant voir plus dans des domaines considérés comme autrement moins dangereux que le hors piste. Par ailleurs, Si demain, je décide de couper des rondins pour me construire une cabane avec des panneaux solaires, ou si je décide d'habiter dans un alpage à l'abandon, je me ferai virer car à la montagne comme ailleurs, il est devenu interdit de vivre autrement qu'en consommateur. C'est triste mais c'est un fait. C'est d'autant plus triste qu'être nuisible pour la nature est devenu une norme, et que ceux qui veulent être hors norme en retournant à la nature n'ont plus qu'à trainer dans la rue, fumer des joints quand ce n'est pas prendre de l'héro ou du LSD ou se défoncer dans les raves parties….ëtre un fer de lance de la médiatisation du freeride est un combat qui est mal parti…Pour être un freerider dans le coup, il faudrait parler des américains qui se gavent d'hélico en alaska, ou essayer de les imiter, il faudrait parler de compétition sauce " peace and love " et participer à un championnat de mascarade alors que des milliers de jeunes seraient prêts à écouter des histoires de camps de tipis, de cabanes et de feu de bois…c'est la honte.
De même que ceux que cela dérange d'entendre parler d'ESB et de nucléaire dans un article de ski se calment car nous allons entendre parler de biens d'autres affaires qui nous concernent tous, que l'on soit en vacance ou non, à la montagne ou non…..l'ESB existe depuis 1986 dans la réalité….par contre elle n'existe que depuis 2000 dans la réalité médiatique….qu'en est il d'autres thèmes que ceux que je viens de citer, et notament celui de l'eau potable en France et du rôle de glaciers et de la montagne dans le cycle de purification d'une eau de plus en plus pourrie pour notre survie future ? C'est simple, il y a la télé, internet , le sens critique, et le sens de l'observation dans la réalité.


Messieurs dames, désolé de casser l'image des catalogues touristiques, mais je me permet quand même d'en balancer trois lignes vu que personne n'arrive apparemment à faire le lien entre ce qu'on nous annonce à la télé et ce qu'on peut constater par nous mêmes, même en vacance à la montagne. Car surtout n'oubliez pas ; si je vous casse les coucougnettes avec tout ça c'est qu'il y a bel et bien des gens hauts placés qui on décidés de mettre la pression au niveau juridique et économique pour tous nous parquer en ville pour bosser; et dans des blocs de bétons et sur des domaines skiables balisés pour se "reposer" l'hiver.
J'ajouterai enfin qu'il faut bien que quelqu'un parle de manière réaliste et claire au milieu de tous ces rideurs qui parlent de "peace and respect" et de montagne pour se faire passer pour des gentils, sans expliquer ce que ça veut dire. Personnellemnt, ça ne me gène pas de passer pour un râleur, et ça ne m'a jamais géné jusque là étant donné ... merci de votre attention (surtout les plus jeunes) Il me paraissait important de préciser que le combat pour une autre mondialisation se fait à Seattle, à Prague, et aussi dans la ridasse à Aravis Underground Land.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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