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Bienvenue sur cosmic-ride.com

Merci de consulter notre site qui depuis 2001, a été, est, et restera un organe de communication libre et indépendant.Vous y trouverez des images (photos et videos) de glisse en montagne sauvage, mais aussi des articles et réflexions sur différents thèmes notamment axés glisse, montagne, environnement, énergies alternatives et décroissance soutenable.Ces articles sont divisés en 2 grandes catégories:
-Des articles de fond qui parlent de thématiques globales d'un point de vue mondial,et qui nous servent de pistes de réflexion pour la mise au point de notre discours,et de nos éventuels projets . Ces articles se situent dans la boite "global-rider" sur votre gauche
-des articles sur des sujets plus précis, dans la section "blog" (menu au dessus), afin de nourrir ces thématiques globales d'arguments et d'exemples






En tant que glisseurs, c'est à dire femmes et hommes qui aimons cette sensation de progression douce et rapide au sein d'un élément naturel, nous pouvons , et devons participer aux débats sur le challenge de notre temps qui est de vivre en harmonie avec la terre et les animaux qui nous apportent tout le nécessaire à notre présence ici bas.Dans ce site , seront aussi dévoilés nos projets futurs en adéquation avec ces thèmes, lorsqu'ils auront atteint un stade de maturité raisonnable. Si l'image de fond vous gène pour lire, il suffit de pointer la souris vers la zone de texte.Cet outil est interactif, vous pouvez réagir aux news, aux articles, et poster dans nos forums.
GO!

Les 5 dernières nouvelles

La biodiversité défendue par le grenelle est illégale dans la pratique - par Nico

KOKOPELLI : biodiversité, la fin des illusions

Depuis l'attaque en justice en 2005 d'un industriel des graines contre une association qui vend des variétés anciennes de qualité bio, l'eau a coulé sous les pont de la justice française.Les verdicts sont tombés en janvier 2008: l’association Kokopelli est lourdement condamnée :
* 12.000€ pour le grainetier Baumaux
* 23.000€ pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, ce procès était perdu d'avance. Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun. double language et hypocrisie.
C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli. C'est tout bonnement inadmissible.
Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000€ augmenté de 10.000€ et recevra 2.000€ pour ses frais. L’état français recevra 17.500€ au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000€ seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Incroyabe mais vrai!
Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeux des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses. Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité ?

Il va de soit qu'il faut soutenir ces gens, qui préserventun patrimoine vieux de plusieurs millénaires.
leur site ici

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un lecteur video avec playlist intégré sur cosmic-ride - par Nico

Une solution de lecteur video multipistes avec playlists vient d'être intégrée sur le site.Notre galerie video a donc changé.Egalement, vous pouvez retourner voir certains articles comme celui sur les earthship, ou encore celui sur les OGM , afin de prendre connaissance de reportages qui appuient les contenus de nos articles.


Tibet: des minerais....et de l'eau - par Nico

L’Institut de recherche du plateau Qinghai-Tibet de l’Academie des sciences de Chine a precisement reevalue les reserves en eau du plateau. Il affirme que le plateau Qinghai-Tibet abrite la plus importante ressource d’eau potable du pays, ce qui modifie les donnees geographiques chinoises. Jusqu’a present, la zone de Jiangnan, au sud du Yangtze, etait connue comme le plus important reservoir de lacs du pays. Le plateau compte 10 des 27 plus grands lacs de Chine, chacun d’une superficie superieure a 500 km2 et 1091 lacs de plus d’1 km2 de superficie, ce qui represente une superficie totale de 44.993 km2 soit 49,5% de la superficie totale des lacs en Chine et une reserve d’eau de 608 milliards de metres cubes, soit 70% des reserves d’eau des lacs chinois. L’eau potable est un enjeu important en Chine dont la moyenne en eau potable par habitant represente un quart de la moyenne mondiale.

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Contest intercrew - par Philippe




l'intercrew,qu'est ce que c'est?un rassemblement freestyle ou des groupes de potes venant de toute la france qui glisse en travers donnent le meilleur d'eux meme sur un parcour original.A la suite de ce week-end sont primés les teams qui ont le plus assuré.Cet évênement est un des rares rassemblement snowboard freestyle en France permettant de se retrouver entre "riders" sur un snowpark digne de ce nom.Malgré une ambiance détendue,ne nous y trompons pas,l'émulation engendrée par chaque team amène cet evenement à offrir un spectacle d'un niveau excellent.Car oui,surfer des modules avec les copains fait partie de l'essence meme de la discipline ou chacun motive les autres.le niveau n'aura donc cessé de monter durant ce superbe week-end ou (petite precision)chaque team est libre de participer sans pour autant appartenir à un quelconque sponsor.Un rassemblement à soutenir donc pour permettre au snowboard freestyle d'exister en dehors des usines à gaz type "x-game","air and style" etc...Ceci permet à un maximum de "riders" d'exprimer leur talent,et non pas à une poignée d'athletes surmédiatisés à monopoliser la scène snowboard.Si les médias formatés ne sont pas tous au rendez-vous,nous,nous offrons une petite video de soutien aux organisateurs de ce 5eme "intercrew" ce qui sera le plus parlant.Bravo donc pour cette 5eme édition(et pour les autres qui étaient déja des réussites)et vivement la prochaine!Grand merci à Bruno et Brynild,ainsi que tous ceux qui ont aidé ou participé à cet evenement.

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l'eau et la neige artificielle - par Nico

A méditer:En 2004, l'Agence de bassin Rhône-Méditerranée-Corse a réalisé une étude sur l'utilisation de neige artificielle dans les stations de ski. On y apprend que : * 80 % des stations de sports d’hiver alpines sont équipées de canons à neige * 10 millions de mètres cubes d’eau sont consommés chaque année pour alimenter les canons à neige, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’une ville de plus de 170 000 habitants. * L'enneigement artificiel consomme 4 000m3 d'eau par hectare (c'est plus que ce que l'on consomme pour l'irrigation du maïs) Pour produire de la neige artificielle, les stations de sports d'hiver disposent de réservoirs d'eau. Mais quand ces réservoirs sont vides, elles puisent dans le réseau d'eau potable. Le problème risque de s'amplifier avec le réchauffement climatique.

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Les 2 derniers billets

Le Cachemire et sa guerre mystérieuse - par Nico

Introduction

Nangaparbat.jpg
Régulièrement, et notamment depuis 2001, un petit état qui n'en est plus un d'ailleurs défraie notre chère chronique occidentale, qui , comme nous le savons tous aime saucissonner les infos pour qu'on y comprenne rien. Un coup on parle d'Afghanistan parceque il y a eu une attaque "surprise"sur New York, d'un ex milliardaire saoudien, ex membre de la CIA, ex societaire d'une concession de pétrole partagée avec la famille Bush. Ensuite, on parle du Pakistan qui aurait "offert" son territoire en guise de base arrière logistique pour la capture de ce terroriste, alors qu'en guise de capture, on bombarde tout un pays pendant que les terroristes s'enfuient en mobylette.Soit dit en passant, personne ne se demande comment le Pakistan, qui n'a presqu'aucune ressource, fait pour vivre d'import de biens, et pour nourrir et équiper une armée de 612000 soldats et 513000 reserviste, sans compter l'arsenal de 12 ogives nucléaires.

armeeindienne.jpgOn nous parle ensuite des pauvres petits ingénieurs français tués dans un attentat à la bombe alors qu'ils aidaient à la construction d'un gentil sous marin nucléaire...au Pakistan.
Et maintenant, on parle du Cachemire, que se disputent l'inde et ce même Pakistan.Vous devez savoir, chers riders, que le Cachemire est à la base un véritable paradis terreste, pour tout amoureux de la montagne.Le kashmir était prédestiné au tourisme, et notament au ski.Cet état se trouve juste au dessus de l'état indien de l'himashal pradesh, présenté récemment dans skieur mag comme un haut lieu de l'héliski.

Comme de nombreuses régions montagneuses de part le monde, le Cachemire est voué à la misère et aux atrocités d'une guerre que ses habitants n'ont pas forcément voulu..car manque de bol pour les kashmiris, leur état fut partagé en 1947 entre l'Inde et le Pakistan..2 états qui se brandissent mutuellement leur arsenal nucléaire, et qui se mettent sur la gueule dans cette région magnifique depuis maintenat plus de 50 ans. Chose étrange, on entend rarement parler de cette guerre, et quand on en entend parler, on ne nous informe pas trop les raisons qui font que la lutte pour ce territoire soit si acharnée. A travers ce sujet, nous allons donc essayer d'éclairer votre lanterne, car nous avons affaire, dans ces régions qui pourraient être de super destinations de trip, à des reglements de compte et partages de zones stratégiques entre mafias des drogues, du pétrole et des armes, le tout chaperonnés par nos propres gouvernements, les US en tête avec leur taré de président qui n' a qu'un mot à la bouche; le même qui désignait les résistants face aux nazis il y an 50 ans: terroristes. Et oui, c'est une nouvelle dimension de notre magazine en ligne...plus géopolitique, plus engagée on va dire...on est la pour parler de respect de la montagne et des peuples montagnards oui ou merde?Alors allons un peu plus loin que les mégots de clopes sous les télécabine,si vous le voulez bien,et redonnons un peu de dignité aux disciplines que nous représentons nom de dieu.

roue_vie.jpgLe Cachemire est un territoire de la partie nord du sous-continent Indien, bordé au nord par l'Afghanistan et la Chine, à l'est par la Chine, au sud par les États d'Himachal Pradesh et du Panjab indiens et, à l'ouest, par les provinces de la Frontière du Nord-Ouest et du Panjab pakistanais. Sa latitude le place à peu prés au niveau de la Caroline du Sud ou du Maroc. Sa longitude moyenne est de 75° Est.

Le Cachemire est en grande partie montagneux et comprend trois parties : au sud, la région de Jammu (capitale d'hiver), dans le Moyen Himalaya, de population hindoue et musulmane, au nord, dans le Grand Himalaya, les hautes montagnes de la chaîne de Karakoram, et une partie du Ladakh, région de langue tibétaine. Le pays est traversé par le fleuve Indus (ou Sind 3040km) qui prend sa source au Tibet et se jette par un delta dans la mer d'Oman en traversant aussi le Pakistan. Toujours au centre on trouve la Vallée du Cachemire qui a une surface de 15.000 Km2 et une altitude moyenne de 1850 m. Cette Vallée en haute plaine arrosée par la célèbre Jhelum très riche et parsemée de lacs, de cultures et de prairies, est le foyer historique de la civilisation du Cachemire, à majorité musulmane aujourd'hui. Cette rivière Jhelum (Vyeth en Cachemiri) prend sa source dans la chaîne du Pir Panjal et comprend de nombreux affluents (Vishav, Romushi, Dudhganga, Sukhang, Lidar, Kishanganga, etc...) On ne peut pas évoquer le Cachemire sans parler des lacs qui parsèment le pays tels qu' Anchar, Mansbal, Dal lake à Srinagar, Nagin ou Wular. Ces lacs ont inspiré quantité de chants, poèmes et légendes à de nombr eux poètes et écrivains du monde entier.

L'Inde et le Pakistan revendiquent tous les deux la totalité du Cachemire qui fut partagé entre ces deux États en 1947. L'Inde contrôle la plus grande partie du Cachemire, sous le nom d'État de Jammu-et-Cachemire, et le Pakistan administre la partie restante (la partie nord-ouest), appelée Azad-Jammu-et-Cachemire (Cachemire libre). La capitale de l'État du Jammu-et-Cachemire est Srinagar en été et Jammu en hiver. Le centre administratif de l'Azad-Jammu-et-Cachemire (Cachemire Libre) est Muzaffarabad. Le Cachemire compte environ 12 à 13 millions d'habitants, y compris un million et demi de réfugiés au Pakistan et environs 500.000 expatriés à travers le monde.


Le célèbre K2Le Cachemire est riche en gibier, dont la chèvre markhor et l'ibex (chèvre sauvage), le cerf et l'ours. La plus grande partie de la population vit de l'agriculture (riz, maïs, blé et oléagineux). L'élevage, nomade dans les montagnes, englobe les buffles, les vaches, les moutons, les chèvres et la volaille. La vallée est renommée pour ses industries de laine et soie, son artisanat de luxe et ses lieux de villégiature. Les chaînes montagneuses sont nombreuses: Karakoram et Kyunlun au Nord Est avec des pics célèbres comme le K2(ou Godwin Austen 8611 m), Broad Peak (8047m) ou le Masharbram (7827 m), Zanskar qui sépare le Kashmir de la vallée de l'Indus, Nun Kun qui culmine à 7055 m. Nanga Parba à 8123 m. Des passes souvent très élevées telles que 'Nubra pass' à 5800 m ou 'Poat pass' à 5716 m permettent de traverser ces chaînes..

HISTOIRE contemporaine de base

Mis à jour en 1920, les vestiges des cités antiques de Mohenjo Daro et d'Harrapa (en territoire pakistanais) témoignent de l'occupation des rives de l'Indus dès 2500 avant J.C. Des rues qui se croisent à angles droits, un système d'évacuation des eaux usées, des greniers à grains, des fours; cela devait être une civilisation avancée. Elle disposait même de sa propre écriture pictographique. Le type des hommes de cette civilisation - brun et relativement petit - se retrouve aujourd'hui principalement dans l'Inde du Sud.
Vers 1500 avant J.C, les peuples aryens - haute stature et yeux bleus - venus de la mer Caspienne et de l'Iran, et originellement des régions celtiques, s'installent progressivement dans tout le nord de l'Inde. Petit à petit, l'inégalité progressant entre tribus, entre pauvres et riches et la formation des castes amènent de nombreux conflits qui ne sont réglés que par la mise en place d'un pouvoir central.

Problème de castes...
Le système des castes prend vite de l'ampleur et on finit par être classé dans une caste précise (les Brahmanes ou prêtres, les Kshatriya guerriers, les Vaishya agriculteurs ou les Shudra serviteurs) uniquement selon la classe sociale de ses parents. C'en est trop pour certains. Dès le sixième siècle avant J.C, deux Kshatriya - le Mahavira et le Bouddha - fondent des nouvelles religions bannissant le principe des castes: le jaïnisme et le bouddhisme. Avec à la base des principes simples: une vie modeste, la non-violence et la méditation, pour nous permettre de nous libérer du désir et du cycle des réincarnations.


Au monastère de Rizong. L'empereur Ashoka apparait comme un des plus grands convertis au bouddhisme. Vers 250 avant J.C, empereur de la dynastie Maurya, il rejoint cette religion naissante après avoir comtemplé, horrifié, les nombreux morts de la conquête de la région du Kalingua.

Beaucoup plus tard, au sixième siècle après J.C, et après une période de civilisation grecque, la dynastie Gupta met en place le second grand empire indien. Deux siècles d'alliances et de conflits. Une nouvelle caste voit le jour, les "intouchables" chargés des taches impropres et inhumaines. Les sciences progressent, principalement les mathématiques et l'astronomie. Un précurseur de Galilée, Aryabhatta, avance même que la terre tourne autour du soleil!

Un grand virage dans l'histoire de l'Inde du Nord a lieu avec l'arrivée de l'Islam au début du XIII siècle. Une conquète qui s'annoncait par des raids successifs depuis la traversée de l'Indus par les Arabes en 712. C'est l'époque des sultants et des dynasties musulmanes, et du choix d'une nouvelle grande capitale: Delhi. Une centralisation accrue et un contrôle des fonctionnaires permet un développement assez important. Un sultant, totalement insensible aux réalités de la vie, mènera le pays à un nouveau déclin. Les défenses de l'Inde s'en trouvent fragilisées, laissant la porte ouverte à de nombreuses invasions comme celle de Tamerlan en 1398.
Un des descendants de ce dernier, Zahir al Din Muhammad Babur, fonde le dernier grand empire indien, l'empire Moghol. Akbar le grand, son petit fils, illetré mais l'esprit ouvert, discute religion et métaphysique à la cour avec les représentants des différentes religions. Aujourd'hui, il reste avant tout le constructeur des magnifiques mausolés et mosqués du nord de l'Inde.
Au XVIIIème siècle, c'est la conquète par les Anglais, déjà sur place avec les grands comptoirs. Delhi tombe en 1803, l'Inde devient territoire britannique. Le Cachemire subit le même sort quelques années plus tard.manifpakist.jpg

Malheureusement, de "maitres" comme le furent les Moghols, les britanniques deviennent "occupants". De grands mouvements politiques apparaissent. Un jeune avocat sorti des prisons d'Afrique du Sud, Mohan Das Gandhi surnommé Mahatma - la Grande Ame - mêne l'Inde à son indépendance.

A la mi-août 1947, naissent l'Inde et le Pakistan.

...et de frontières
Des conflits apparaissent rapidement entre les deux nouveaux états à propos de la souveraineté du Cachemire. L'ONU impose alors une ligne de cessez-le-feu, reconnue par aucun des deux belligérants. Une partie importante du Cachemire - les régions de Gilgit et du Baltistan - se trouve depuis en territoire pakistanais. Aujourd'hui encore, la situation est conflictuelle et des Cachemiris essayent d'obtenir le rattachement au Pakistan.

Dans les années soixante, les troupes indiennes qui protègent la frontière indo-pakistanaise ne se doutent pas qu'un nouvel ennemi apparait: la Chine. Elle a déjà envahie le Tibet en 1950 et revendique l'Aksaï Chin (33.000 Km2), partie est du Ladakh. Elle y pénètre en 1962 et y est encore de nos jours...
themisgang.jpg
les Anglais ont poussé le Cachemire à se doter d'éléments de luxe pour accueillir les touristes (maisons-bateau) ce qui devint un commerce florissant pour ce territoire. Avant le début du conflit, tout était mis en oeuvre pour satisfaire les touristes aisés : Hélicoptères, Jeeps, golfs (le terrain de Golf le plus haut du Monde à Gulmarg situé à 4000m), piscines, ski alpin, ski nautique, croisières en péniche, promenades romantiques sur des lacs, trekkings à pied ou à cheval, bus, rafting...
Il est vrai que le pays avec ses paysages fabuleux, sa nature intacte et la tradition d'accueil de ses habitants mérite son nom de "Paradis sur terre". Malheureusement la situation de guerre que vis le pays depuis quelques années a fait fuir les étrangers. Le Cachemire tirait une partie importante de ses ressources du tourisme.On aperçoit que ce Paradis est en entrain de se transformer en un Enfer par les violances et l'occupation Indienne. Cette fuite de devises est en entrain d'appauvrir le pays et impose à de nombreux habitants une reconversion parfois difficile. Si vous envisagez partir pour voir les quelques hôtels touristiques, il est recommandé d'être très prudent dans l'organisation de votre séjour et faire attention à l'omniprésence de l'armée Indienne, au couvre feu imposé dans les villes, et aux nombreux groupes armés indépendantistes dans les campagnes, sur les montagnes et dans les villages. Bien sûr, tout cela ne prédispose pas à un séjour calme, d'autant plus que plusieurs touristes étrangers ont déjà été pris en otage et exécutés ou disparus. En effet plusieurs centaines de Cachemiris sont détenus dans des camps ou ont été massacré dont les touristes et journalistes.Sachez que l'armée Indienne élimine tous les témoins de cette occupation.




POUR ALLER UN PEU PLUS LOIN: Le coté obscur

L'asie centrale, dernière reserve de pétrole de grande envergure est le terrain de jeu ou se positionnent actuellement les grandes mafias en nous faisant croire à des guerres de religions qu'elles ont elles mêmes sponsorisées et encouragées depuis des années pour "préparer le terrain".Derrière le Pakistan, se tiennent les US, et l'Inde, se sentant à l'eccart du partage du grand gateau s'est décidée à acquerir cette zone stratégique.Le pakistan offre un accès à la mer du pétrole via l'afghanistan, le tout sous controle US...pareil pour l'inde.

,Au-delà du conflit Cachemiri, ce qui se joue sur le sous continent indien, c´est donc la colère d´une superpuissance, l´Union indienne, qui réclame, en agitant ses forces conventionnelles (1 million 300 soldats, 535 000 réservistes) et, à moindre degré, nucléaires (30 à 60 ogives, portées par des missiles balistiques, d´une portée de 2000 à 2500 km), une place de taille, à la table des des grandes nations, qui se préparent à se partager l´Asie centrale, en zones d´influence.
carte.jpg
Sommet d´Alma-aty.
La présence de l´armée américaine et de ses alliés en Asie centrale, Afghanistan, dans l´océan indien, aux portes nord-est et sud du Pakistan et, sans doute, secrètement, depuis toujours, auprès du général Musharraf, a comme bouclé stratégiquement la région.
Il y a une blague qui circule dans les milieux gouvernementaux indiens, au sujet de l´indépendance du Pakistan: "Si nous étions plus riches que les Etats-Unis et les pays du Golfe, nous achèterions le Pakistan."
La querelle avec le Pakistan, au sujet du Cachemire, le "terrorisme transfrontalier", et plus généralement, le phénomène politique de l´islamisme, sponsorisé, en sous-main, par les pays du Golfe, ne peuvent être justement appréhendés que si nous ne perdons pas de vue le Grand Jeu, cynique, de la grande puissance US, pour le partage, l´acheminement, le contrôle de l´or noir venant d´Asie centrale.
La dernière réserve mondiale.
En effet, le Pakistan n´a qu´une seule richesse, sa place stratégique (entre Iran, Afghanistan, Chine et Inde), son accès à la mer, l´océan indien. Vers lequel sera acheminé par pipe line, via un Afghanistan "pacifié", le pétrole d´Asie centrale, contrôlé par les compagnies américaines.
Le Pakistan est le carrefour de toutes les convoitises, de tous les complots, de toutes les influences.
Le Pakistan, pays de 140 millions d´âmes, mosaique de peuples, n´est qu´une formidable armée, composée de 612 000 soldats et 513 000 réservistes, dotée d´une frappe nucléaire (aux environs de 12 ogives, portées par des missiles balistiques d´une portée de 2300 km). Armée qui dirige le pays, presque sans discontinuité, d´une main de fer, depuis sa création. Au reste tous les opposants civils sont en exil ou en prison: Benazir Butto, Nawas Sharif.
Ce n´est pas avec ses maigres ressources : exportation d´esclaves, pardon de main-d´oeuvre peu chère et docile, essentiellement en direction des pays du Golfe, trafic de drogues et divers, que le pays peut bâtir, entretenir, équiper, de telles forces armées. D´autant que la plupart des biens de consommation courante viennent de l´étranger: pays du Golfe, Chine, ou du Sud-Est asiatique, exception faite des armes légères. Il est connu qu´ici il y a autant de boulangers, de tailleurs que d´armuriers, qui fabriquent à l´identique des fusils d´assaut Kalachnikov, de piètre qualité. Le port d´arme est libre chez les tribus (pachtounes) du nord-est, qui régentent la contrée selon leurs ancestrales coutumes. Reliques de la colonisation british, que jamais le gouvernement d´Islamabad n´a remis jusqu´à présent en question. Peut-être le fera-t-il sous la pression des américains à la recherche de Bin Laden...
Il est saisissant de comparer ici le luxe, la modernité, des complexes et installations militaires, d´Islamabad par exemple, avec les taudis de Rawalpindi, où s´entasse la population civile. Il existe une nette coupure entre le Pakistan militaire, moderne, américanisé, et la société civile, traditionnelle, qui serait, si on lui laissait le choix de son développement, plus influencée par les pays du Golfe. La grande mosquée blanche et futuriste d´Islamabad porte le nom du roi Faycal d´Arabie.
Le Pakistan, pays sans passé, né d´un rêve de poête et d´un avocat, Jinna, a toujours connu un trouble identitaire sur lequel a pu prospérer l´islamisme radical.

La plupart des officiers des forces pakistanaises ont été formés dans les académies militaires américaines et britanniques. Les pilotes de chasse, sur des bases européennes. La technologie nucléaire provient de France et de Chine. C´est dire que la puissance nucléaire pakistanaise est sous tutelle...

Les Etats-Unis, la Chine, l´Europe, les pays du Golfe sont responsables de la course effrénée à l´armement dans cette partie du monde.Hélas, face au Pakistan (3 guerres et demie) et à la Chine (2 guerres), l´Inde a cédé aux sirènes de cette folie. Toutefois, l´Union indienne, possédant des forces conventionnelles considérables, a toujours estimé le nucléaire, à la manière des soviétiques, sous son aspect classique de dissuasion stratégique.
A l´époque des premiers tests (1998), les experts occidentaux, qui avaient sans doute chaperonné le nucléaire pakistanais, s´étaient gaussés et avaient douté, ouvertement, des performances de la technologie nucléaire indienne.
A l´hivers et printemps 1999, le général Musharraf, chef d´état-major des forces pakistanaises lance, sans qu´on sache exactement si le gouvernement civil de l´époque était au courant, une opération de grand style sur la ligne de contrôle (Kargil). Cette opération a été menée conjointement par des troupes régulières, des militants cachemiris et des mercenaires islamiques.
Si l´opération militaire, qui visait à isoler le Ladakh, et à redessiner à terme les frontières avec l´Inde, a échoué, l´ échec a permis à Musharraf de renverser le gouvernement civil et de prendre les commandes du pays.
Le tout, depuis le début, sous le regard des américains.
De manière insidieuse s´installait dès lors, de part et d´autre, un équilibre de la terreur. Musharraf, le dictateur, parlant de l´autodétermination du peuple cachemiri et de son juste combat d´un côté, de l´autre, Vapajee, le chef du parti nationaliste hindou (BJP), parlant de terrorisme venu de l´étranger. La vérité comme toujours est ailleurs.
Le 11 septembre et l´intervention puis l´occupation de l´Afghanistan par les troupes américaines ont baissé les masques de la présumée indépendance du Pakistan. Musharraf se révèle ce qu'il a toujours été : un homme de Washington. Son gouvernement, un gouvernement fantoche.

Les menaces de Musharraf, au sujet du Cachemire, seraient-elles en fait, mine de rien, un pistolet américain sur la tempe de l´Union indienne afin qu´elle abandonne ses ambitions d´hégémonie sur la région et se tienne à l´écart du Grand Partage?

Surement....oh les super puissances, on se calme un peu???

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Publié le 12/05/2008 @ 19:45  - 1 commentaire 1 commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

Tibet: Etat des lieux - par Nico

TIBET : UN SURVOL
Le Tibet recouvre une superficie de deux millions et demi de kilomètres carrés : cinq fois la France, l'équivalent de la Communauté européenne. Cet immense et rude pays est très peu peuplé, six millions de Tibétains seulement.
En 1949 la République Populaire de Chine envahit le Tibet puis l'occupe, en violation des lois internationales. Résistance et répression culminent le 10 mars 1959 au cours du soulèvement national contre les Chinois. L'armée écrase la révolte dans le sang, faisant 87 000 morts en 18 mois parmi les Tibétains du seul Tibet central, et ce d'après les sources chinoises elles-mêmes. Sa Sainteté le Dalaï Lama et plus de cent vingt mille autres Tibétains sont contraints à l'exil. On estime à un million deux cent mille le nombre des Tibétains morts du fait de l'occupation chinoise, soit un habitant sur cinq. Plus de la moitié du Tibet a été détachée et adjointe aux provinces chinoises mitoyennes. Seuls le Tibet central (l'U-Tsang) et une partie du Tibet oriental (le Kham) forment ce qui est appelé « Région Autonome du Tibet ».
Depuis l'invasion chinoise, la faune, la flore, les forêts et les minéraux sont exploités au seul profit des Chinois. L'occupant exporte ces ressources naturelles vers la Chine et d'autres pays, ou bien les réserve sur place à l'usage des colons chinois.


Le Dalaï Lama, chef d'Etat et chef spirituel du Tibet, croit profondément à la non-violence. Il travaille sans relâche à la solution pacifique des problèmes sino-tibétains

L'ECOLOGIE DU TIBET D'AUTREFOIS

Jusqu'en 1949 le Tibet abritait une flore et une faune extrêmement riches : plus de cinq cents espèces d'oiseaux. Cette diversité s'est préservée au fil du temps grâce à la croyance bouddhiste en l'interdépendance entre humains, animaux, plantes et éléments naturels, croyance qui empêche l'exploitation aveugle de l'environnement. Nombre d'espèces animales et végétales sont spécifiques au Tibet.
Les plus grands fleuves d'Asie prennent naissance dans les montagnes tibétaines : l'Indus, le Brahmapoutre, le Salouen, le Mékong, le Yang-tsê Kiang et le Houang Ho ou Fleuve Jaune. Sa faune, sa flore, ses forêts vierges et ses grands cours d'eau font du Tibet la source de vie d'une zone bien plus vaste que son propre territoire. C'est pourquoi l'environnement du Tibet revêt une importance capitale pour l'équilibre écologique des pays voisins.
« Jamais je n'aurais imaginé qu'il pût exister autant d'oiseaux au même endroit. La vie animale foisonnait dans la campagne, et on voyait yaks et gazelles en abondance. »
Le capitaine C.G. Rawlings, chef de l'expédition britannique de 1903-1904 au Tibet.

DESTRUCTION DE LA VIE SAUVAGE

Avant l'invasion chinoise, la chasse au Tibet était réglementée par décret du gouvernement.
Aujourd'hui, la plupart de la faune sauvage a disparu : non seulement les restrictions n'ont pas été renforcées, mais la chasse aux espèces en voie de disparition a été encouragée.

Quelques aperçus :

* Le léopard des neiges (panthera uncia), trop chassé et parfois même braconné à l'arme automatique, est en voie d'extinction. Une peau se vend entre 30 et 50 $­­US dans la région de l'Amdo (Qinghaï en chinois).
* Exportation de laine d'antilope du Tibet (pantholopes hodgsoni). On soupçonne aussi le trafic de la viande de mouton bleu sauvage (pseudois nayaur). Braconnage toléré du yak sauvage (bos grunniens), environ cent têtes en vente en juillet 1992 à Xining (Amdo).
* Pour des prix s'échelonnant de 7900 $­­US à 35 000 $­­US - sans le billet d'avion -, les chasseurs du monde entier peuvent venir au Tibet tirer dix-sept sortes d'animaux sauvages dont l'antilope et l'argali (ovis ammon), espèces pourtant protégées, grâce à l'agence « Klineburger Worldwide Travel ». Les autorités chinoises cherchent désormais à étendre ces abattages lucratifs.
* Les colons chinois ont déboisé sans retenue pour construire des logements ou cultiver, au détriment de l'habitat des oiseaux et mammifères sylvestres.

DEBOISEMENT

Les forces d'occupation chinoises sont en train de détruire de façon irréversible l'écologie fragile du haut plateau tibétain. Les Chinois se livrent au déboisement industriel dans l'Est du Tibet, où ils emploient soixante cinq mille personnes à cette tâche. Dans certaines zones, 80% des forêts sont déjà détruites. D'après leurs propres estimations, les Chinois ont prélevé au Tibet, depuis 1959, pour 54 milliards de dollars US de bois.
Comme les fleuves d'Asie et leurs affluents prennent leur source au Tibet, les conséquences du déboisement se font sentir en aval à travers le continent entier : érosion des sols, ravinement, envasement, inondations.

EFFETS SUR LE CLIMAT DE LA PLANETE

De récentes études font valoir que la destruction des forêts de haute altitude affecte les jet-streams (vents rapides des couches élevées de la troposphère), ce qui influence le climat. Depuis plusieurs années déjà, on considère comme une menace pour le régime des climats de la planète les modifications des températures, des masses d'air et des précipitations engendrées par le déboisement du plateau tibétain.

Il est donc urgent, pour tous ceux qui se préoccupent d'écologie, de s'attaquer à la crise de l'environnement tibétain.

ENERGIE HYDRAULIQUE

En mai 1991, les Chinois ont démarré des travaux controversés, la construction d'une centrale hydroélectrique qui détruira l'écosystême du Yamdrok Tso, un lac pur et sacré, le troisième du Tibet par sa taille. Les Chinois veulent détourner les eaux du lac pour les faire tomber, 750m plus bas, dans le Brahmapoutre (en tibétain Tsangpo). Il s'agit de fournir l'électricité nécessaire aux colons chinois et aux industries polluantes et destructrices qu'ils veulent implanter. Cette centrale hydroélectrique peut vider le lac Yamdrok, un pas de plus vers la mort de la terre et de la culture du Tibet.

EXPLOITATION MINIERE

En chinois, Tibet se dit Xizang, ce qui signifie « la Maison des Trésors de l'Ouest ». Les autorités chinoises ont entrepris l'exploitation systématique des ressources minières.
La moitié des réserves mondiales d'uranium se trouve dans les montagnes autour de Lhassa. C'est au Tibet que gît 40% du minerai de fer « chinois », ainsi que d'immenses filons de charbon, d'or, de cuivre, de plomb, de borax et de pétrole.

DECHETS TOXIQUES ET NUCLEAIRES

De nombreux rapports prouvent que la Chine utilise ou prévoit d'utiliser le Tibet comme décharge de déchets toxiques et nucléaires :

* En 1984, la Chine a proposé un contrat à un consortium d'Allemagne fédérale, aux termes duquel, après avoir acheté de l'uranium extrait des mines tibétaines, les Allemands pourraient renvoyer les déchets radioactifs au Tibet. La Chine a offert d'en stocker là jusqu'à cinq mille tonnes entre 1984 et l'an 2000. Les modalités actuelles du contrat ne sont pas connues.
* En mars 1991, l'association Greenpeace a divulgué un plan visant à importer au Tibet les vidanges de la ville de Baltimore (Etats-Unis). Ces résidus d'égoûts - riches en métaux lourds - devaient porter la mention « engrais » et être qualifiés de « limon » pour le transport. Il est présumable qu'ils devaient être ensuite vendus ou distribués en tant que tels. A la suite de ces révélations, la ville de Baltimore a résilié le contrat.

MAUVAISE POLITIQUE AGRICOLE

Au cours des années 60, les Chinois imposent une réforme agraire qui cause la famine au Tibet. Le surpâturage en altitude mène à la disparition de plantes médicinales ou alimentaires et détruit en grande partie la nourriture dont se sustentent les animaux sauvages en hiver. Le surpâturage aggrave également l'érosion par les vents et le ravinement, et conduit droit à la désertification.
Les agriculteurs tibétains sont contraints par les autorités chinoises d'acheter et d'utiliser engrais et pesticides chimiques. Les paysans se plaignent de la pollution due à ces produits.

TRANSFERTS DE POPULATION

La Chine a entrepris la solution finale de la question tibétaine en submergeant la population du Tibet sous un afflux massif de colons chinois. Autrefois, les six millions de Tibétains vivaient à l'aise et d'une façon écologiquement équilibrée. Aujourd'hui, à Lhassa, la capitale, il y a environ cent mille Chinois pour cinquante mille Tibétains.
Comme la Chine le reconnaît elle-même, sa politique de transferts de population a causé « d'irréparables dégats écologiques à d'immenses étendues de plateau fragile » en Amdo. Les experts attribuent cette détérioration au surpâturage, au défrichement inconsidéré et à la dégradation volontaire de la végétation.

MILITARISATION

Le Tibet était jusqu'en 1949 un paisible état-tampon entre l'Inde et la Chine. Il abrite aujourd'hui trois cent mille soldats et un quart des missiles nucléaires chinois.
La Chine procède à des essais nucléaires à Lop Nor, à 200 km environ d'une ville, dans la partie méridionale de la province de Xinjiang, située au nord de la Région Autonome du Tibet. Cette province fait partie du Tibet, dont elle a été détachée administrativement par la colonisation. L'explosion souterraine du 25 sept. 1992, équivalente à moins de 20 kt de TNT, a provoqué une secousse de magnitude 5,2 sur l'échelle de Richter. L'essai précédent sur le même site, le 19 mai 1992, était le plus puissant jamais conduit par la Chine, 300 - 1 000 kt.
La militarisation du plateau tibétain affecte profondément l'équilibre géopolitique de la région et induit de sérieuses tensions internationales.

La présence militaire chinoise comprend :

* Entre 3 et 500 000 hommes, dont 200 000 (15 divisions) sont cantonnés en permanence dans la Région Autonome du Tibet.
* Dix-sept stations de radars secrètes ; quatorze aérodromes militaires.
* Cinq bases de missiles : Kongpo Nyitri, Powo Tamo, Rudok, Golmud et Nagchuka.
* Au moins huit missiles balistiques intercontinentaux (ICBM), soixante-dix missiles à moyenne portée et vingt de portée intermédiaire.

PLAN DE PAIX EN CINQ POINTS

En septembre 1987 le Dalaï Lama a fait les propositions suivantes, rejetées par le gouvernement chinois :

1. Abandon par la Chine de sa politique de transfert de population qui menace l'existence du peuple tibétain.
2. Respect des droits fondamentaux et des libertés démocratiques des Tibétains.
3. Restauration et protection de l'environnement naturel du Tibet ; cessation par la Chine de la production d'armes nucléaires au Tibet et du dépôt de déchets nucléaires au Tibet.
4. Transformation de l'ensemble du Tibet en zone de paix.
5. Début de négociations sincères sur le futur statut du Tibet et sur les futures relations entre les peuples tibétain et chinois.

Le Dalaï Lama est le premier lauréat du Prix Nobel de la Paix (1989) qui l'ait reçu, entre autres raisons, pour son oeuvre en faveur de l'environnement. Il a reçu aussi pour sa « contribution remarquable à l'éthique et à l'environnement » le Prix de la Terre, décerné pour la première fois en 1991.

« Nous connaissons beaucoup de sites, d'animaux, de plantes rares que les générations futures ne verront peut-être pas. Nous devons agir avant qu'il ne soit trop tard. Nous en sommes capables, nous en sommes responsables. »

Sa Sainteté le Dalaï Lama.

Al Gore, le vice-président des Etats-Unis, écrivait dans Earth in the balance, alors qu'il était sénateur du Tennessee :

« Les Tibétains n'ont pas le pouvoir d'empêcher les autorités chinoises de détruire l'environnement de leur patrie, car leur pays est occupé militairement par la Chine depuis plus de quarante ans. (...) Pour protéger efficacement l'environnement, il faut être libre, c'est une condition nécessaire. (...)

En fait, presque partout où le citoyen ordinaire n'a pas voix au chapitre dans les décisions qui concernent sa vie, il souffre et son environnement aussi. »

COMMENT AIDER

* Prévenir vos élus de vos inquiétudes à propos de l'environnement du Tibet.
* Intervenir auprès des organisations écologiques interna-tionales pour qu'elles se préoccupent de la destruction du Tibet.
* Ecrire aux journaux, radios et télés pour attirer leur attention sur la crise écologique au Tibet.
* Adhérer au Comité de Soutien au Peuple Tibétain et à ECO-Tibet.

Comité de Soutien au Peuple Tibétain : Secrétariat National : C.S.P.T. 174, Bd Eugène Decros 93260 Les Lilas. Fax : 01 30 90 88 25

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Publié le 28/04/2008 @ 00:10  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le votre?   Prévisualiser  Imprimer l'article 

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